INFILTRATIONS DES ARTICULATIONS INTER-APOPHYSAIRES POSTÉRIEURES
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Les infiltrations des articulations inter-apophysaires postérieures (= articulaires postérieures) font partie de l’arsenal thérapeutique pour soulager les douleurs rachidiennes, dans deux circonstances :

• Kyste articulaire postérieur, responsable de lombalgie et de radiculalgie (sciatique ou cruralgie), par compression d’une racine nerveuse.
• Arthrose postérieure, très fréquente, responsable de lombalgies basses, et parfois de radiculalgie,

Ces infiltrations sont réalisées soit sous guidage radioscopique, soit sous guidage scanner.

DEROULEMENT DE L’EXAMEN

Munissez-vous de la prescription de votre médecin, de vos anciens examens (scanner ou IRM), et du compte rendu de consultation de radiologie interventionnelle si vous en avez eu une.

1. Le manipulateur radio vous installe sur la table d’examen.
2. Le manipulateur réalise une désinfection cutanée à la bétadine.
3. Le médecin réalise une nouvelle désinfection à la bétadine, afin de minimiser au maximum le risque d’infection.
4. Le médecin pratique l’infiltration en ponctionnant l’articulation interapophysaire postérieure concernée.
Cette ponction peut être douloureuse pendant un cours instant. A votre demande, une anesthésie loco-régionale peut vous être administrée.
Lors de l’injection de produit de contraste, un déclenchement intense de vos douleurs peut être ressenti, ce qui est normal et transitoire.

CONTRE-INDICATIONS

• La grossesse peut être une contre-indication. Signalez-nous si vous êtes enceinte ou susceptible de l’être.
• Signalez-nous vos antécédents allergiques qui peuvent également modifier la préparation et la réalisation de l’examen.
• Un mauvais état cutané (plaie, infection cutanée) ou une maladie chronique de la peau (psoriasis) peut éventuellement être une contre-indication si il n’y pas d’intervalle de peau saine en regard du site de ponction.
• Vous devez absolument signaler une fièvre ou une infection en cours (pneumopathie, infection urinaire, infection dentaire..), car elle peut contre-indiquer votre examen.
• Vous devez également signaler la prise de médicaments fluidifiant le sang, car ils nécessitent un arrêt transitoire (anticoagulant par AVK ou héparine). En cas de prise d’antiagrégants plaquettaires (Aspirine et/ou Plavix), il n’y a pas de nécessité d’arrêt du traitement.
La démarche à suivre vous sera indiquée lors de la prise de rendez vous. Dans tous les cas, n’arrêtez aucun médicament sans avoir l’accord préalable d’un médecin.

DUREE

En moyenne, elle est de 15 minutes.

PREPARATION

Il n’est pas nécessaire d’être à jeûn, mais il est recommandé de ne prendre qu’un repas léger avant l’examen.

Il n‘est pas nécessaire de venir accompagné.

Avant l’examen, n’oubliez pas d’indiquersi vous avez des allergies, si vous avez déjà été opéré de la colonne vertébrale, et si vous prenez des médicaments fluidifiants le sang.

N’arrêter aucun traitement médical avant votre examen.

EFFETS SECONDAIRES

Infarctus médullaire, accident neurologique

Dans le monde entier, 1 seul cas d’accident neurologique a été recensé pour une infiltration autour d’un massif articulaire postérieur. Cet accident unique est survenu sur un rachis opéré

Pour minimiser au maximum ce type de risque, qui reste exceptionnel, au vu du nombre d’infiltrations rachidiennes réalisées dans le monde, il est plus prudent de réaliser ce type d’infiltration sous guidage de l’imagerie, qui permet de vérifier notamment l’absence d’opacification vasculaire.

Par ailleurs, nous n’utilisons que le cortivasal (Altim®) pour nos infiltrations rachidiennes, car ce médicament est le seul à n’avoir occasionné aucun accident neurologique.

1. Risque allergique

Une réaction allergique immédiate, qui est exceptionnelle, peut survenir de principe. Elle sera prise en charge par le radiologue.

2. Risque hémorragique

Les articulations postérieures sont assez superficielles, et le seul risque d’hématome est musculaire ou sous cutanée, sans risque pour la moelle épinière ou les racines nerveuses.

3. Risque infectieux

Il est inhérent à toute procédure invasive, même s’il reste très rare. Le taux d’infection global des procédures interventionnelles rachidiennes est estimé à 1-2%. Le Staphylocoque aureus est le germe le plus souvent retrouvé.
Ce risque est prévenu par une procédure rigoureuse d’asepsie cutanée et par le port de masques par l’ensemble de l’équipe médicale et paramédicale.

INJECTION DE PRODUITS

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RESULTATS

L’effet de l’infiltration est en général retardé dans le temps, avec un effet maximal entre 3 et 7 jours post infiltration.

En cas d’efficacité, sa durée dans le temps n’est pas prévisible (plusieurs semaines à plusieurs mois).
Il n’est pas rare d’avoir à réaliser plusieurs infiltrations pour un même épisode douloureux.